Colette Comble

Graphiste indépendante

Des idées, des questionnements, des centres d'intérêt, Enjoy !

Impressions, couleurs, encres, le casse-tête

 

Voici le thème que j'ai choisi pour ouvrir le bal avec cet article numéro #1 de ce blog. Peut-être que cela vous parlera.

En fait, l'illustration n'est pas un long fleuve tranquille. Lorsqu'il s'agit de dessiner sur le vif, peu importe le support, un coin de nappe dans un resto fait très bien l'affaire. Finalement, tout est question de contexte.

Contexte

Si je suis dans une salle d'attente et que mon temps de dessin peut s'interrompre  d'un seconde à l'autre, vous savez, lorsque vous avez une belle idée et que la secrétaire appel votre nom car c'est votre tour, au diable le rangement, vous fourrez tout dans votre sac pour ne surtout pas rater ce rdv où il vous a fallu 6 mois pour l'obtenir… Là, un petit carnet qui tient dans une poche, avec 2 ou 3 crayons stylos voire une gomme, et le tour est joué, quitte à reprendre le dessin une fois à la maison… si l'envie est toujours là.

Ou encore, si je suis au bord d'un lac ou en plein forêt, j'anticipe et je suis capable d'emporter un petit set d'aquarelle, 3 pinceaux et 2 petits récipients clipsables. Le carnet devient plus grand, 19x20cm avec des feuillets d'au moins 300g/m².

Autre situation, autre papier, je suis dans l'exercice, dans les tests, donc tout ce qui est crayons ou stylos, je me sers d'un bloc Zap de papier recyclé, ou d'un bloc aquarelle de 100 feuilles de 200g/m², mes pinceaux favoris et mes 12 godets choisis.

 

Impression

Ok me direz-vous, et l'impression dans tout ça ? Et bien j'y viens. Supposons que vos esquisses dans la salle d'attente ou l'inspiration au pied de la dune vous invite à continuer votre dessin. Vous décidez même que le trait final a été posé. Dans mon cas, c'est le moment où j'appose ma petite griffe, oui, ma signature. Et cette œuvre d'artiste, je vous l'expose, vous la trouvez mais troooop bien et hop, vous craquez pour qu'elle se transforme en tirage d'art.

 

En premier lieu, j'aurai utilisé pour reprendre mon esquisse d'un papier au Ph neutre, coton ou cellulose, c'est selon, les rendus seront différents, avec 300g/m². Globalement le coton permet de travailler plus longtemps dans le mouillé et il ne peluche pas. La cellulose permet de pratiquer plus de retraits blancs et de sculpter la peinture, a tendance à pelucher donc permet moins de glacis (nombre de couches) et a tendance à vite gondoler. Côté plus écologique, vous pouvez opter pour les papier Agave our Sugar Cane, mais aussi plus chers. Encre de chine, c'est ce que je préfère, et ces papiers s'y prêtent bien même si les rendus seront in fine très différents. Y adjoindre de l'aquarelle, pourquoi pas, ou bien, rester sur une autre teinte d'encre. Ensuite, je go le scanner et j'exporte mon travail sur l'ordi. 2 choix s'offrent à vous, soit vous passez par un imprimeur, soit vous passez outre cette étape et vous imprimez de chez vous. C'est ce que j'ai choisi.

 

Après le casse-tête du type de papier, puis celui de la matière (encre ou aquarelle ou stylos), vient celui des profils… Il y en a partout. Celui de votre ordinateur, celui de votre imprimante, celui du fabriquant de votre papier. Même chose avec le logiciel qui pilotera l'impression. La marque de votre imprimante, ou celui de votre scanner ou celui de votre logiciel de visualisation de votre image numérique. Par ailleurs, il faut également penser à calibrer votre écran afin que la couleur que vous voyez sera bien celle qui sera imprimer.

 

En bref

Vous l'aurez compris, tout est question de choix et d'expérimentation. Vous trouverez votre solution ou plutôt, vos solutions en tâtonnant, à coup d'essais selon la situation du moment.

Si vous voulez éviter les tracas, le plus simple est de passer par un imprimeur. Si vous êtes un peu technique ou aventurier, alors tentez vos impressions.